26/06/2008

CR Manifestation devant Lactalis

 

8b914a570ded4422eae00f4c980e35d6.jpgJustine bloque Lactalis !

 

 

Le Mercredi 25 Juin 2008, les producteurs de lait de Bretagne et Pays de la Loire ont manifesté devant Lactalis pour un prix rémunérateur à 0,40€ par litre et pour récupérer les 27€ par 1000 litres dont les éleveurs sont spoliés. Alors qu’une délégation a été reçue par la direction, à l’extérieur du bâtiment, les autres producteurs ont installé les banderoles CR et OPL expliquant leurs revendications.

 

 

 

 

Justine, la vache en résine réclamant un juste prix, a fait barrage, filtrant les allées et venues des camions, le tout dans une relative convivialité et compréhension. La délégation en discussion avec les responsables de la laiterie a permis à chacun d’exprimer ses revendications.

 

 

Les représentants de la CR53, reçus ensuite par le Préfet de la Mayenne,ont pu exprimer leurs revendications.

 

 

La CR et l’OPL appellent les producteurs à rester mobilisés et à continuer les actions jusqu’à satisfaction de leurs demandes.

 

 

jeudi 26 juin 2008

 

24/06/2008

Le mouvement syndical s’amplifie

Réunie en Assemblée générale le 17 juin dernier, la Coordination Rurale a décidé d’amplifier le mouvement syndical qu’elle mène actuellement avec l’Organisation des Producteurs de lait ( OPL ) en faveur d’un prix rémunérateur pour le lait.

 

 

Il s’agit d’exiger à court terme la récupération des 27 € par 1000 litres qui ont été confisqués aux producteurs laitiers, suite à la recommandation scandaleuse faite par l’interprofession laitière (CNIEL). En agissant ainsi, l’interprofession montre une fois de plus qu’elle est totalement déconnectée des producteurs qu’elle est censée représenter.

 

 

Par ailleurs, l’ OPL a rencontré des collègues éleveurs espagnols près de la frontière franco-espagnole le 20 juin dernier. Le même constat est partagé en France, en Espagne, et dans tous les pays européens et la colère enfle chez les producteurs de lait. Ils se retrouvent pour défendre leurs revenus, mis à mal par l’augmentation des charges (énergie, aliment du bétail, etc...) et pour réclamer un prix rémunérateur pour leur production.

 

 

Certains pays frontaliers comme l’Allemagne, ont obtenu certaines avancées au terme d’une grève de livraison de lait. Mais les négociations se poursuivent et la mobilisation demeure car l’objectif commun des producteurs Européens, unis au sein de la fédération EMB (European Milk Board), d’un prix du lait minimum à 40 ct€ le litre est loin d’être atteint.

 

 

Tout ce que demandent les éleveurs, qui travaillent 365 jours par an, c’est de pouvoir vendre ce qu’ils produisent à un prix couvrant leurs coûts de revient !

 

 

C’est pourquoi les éleveurs de la CR et de l’ OPL informent les laiteries françaises que les actions qu’ils ont initiées ces dernières semaines - notamment les blocages de camions et/ou de laiteries - vont se multiplier dans les jours à venir.

Rendez vous Mercredi 25 juin à 14 heures

 

ZI les touches, 40 bd buffon

 

53000 LAVAL

 

Pourquoi ces actions ?

 

Ø Pour demander un prix du lait à minimum 400 € / 1000 litres.

 

Ø Pour réclamer notre dû : les 27 € par 1 000 litres de lait du deuxième trimestre promis, reporté au quatrième trimestre, ne sont pas justifiés, ni justifiables.

 

Ø Parce que les charges ne cessent d’augmenter et l’avenir ne semble pas meilleur (fioul, engrais minéraux, correcteur azoté, coût du transport…)

 

 

06/06/2008

COMMUNIQUE DE PRESSE OPL

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

Grève du lait : les éleveurs français se mobilisent

 

 

 

La grève du lait initiée en Allemagne s’étend en Europe. Les producteurs laitiers de l’Union Européenne, rassemblés au sein de la fédération EMB (European Milk Board) se soulèvent pour obtenir un prix juste et équitable pour leur production. Ils sont d’autant plus déterminés que les charges liées à l’énergie flambent alors que le prix de vente du lait baisse.

 

 

L’Organisation des Producteurs de Lait ( OPL ), membre français de l’EMB, soutient totalement cette démarche.

 

 

Ainsi l’ OPL va entamer dès aujourd’hui le blocage d’une laiterie Alsacienne près de Strasbourg par solidarité. Les industriels européens cherchent en effet à se « serrer les coudes » et à se soutenir mutuellement en se livrant les uns aux autres, afin de restreindre les effets de la grève. Les éleveurs seront encore plus solidaires que les laiteries en empêchant ce genre de pratiques.

 

 

L’ OPL , comme les autres syndicats européens de l’EMB, exige un prix du lait rémunérateur permettant de couvrir les coûts de production, soit un minimum, à l’heure actuelle, de 40ct€ par litre. A défaut, les producteurs de l’ OPL généraliseront les blocages de laiteries, gelant ainsi toute livraison de lait.

 

14/12/2007

COMMUNIQUE DE PRESSE

Retards de paiements « primes PAC »,

 

 

Les agriculteurs ne doivent pas subir les conséquences d’une nouvelle gestion administrative.

 

 

 

Suite aux retours d’adhérents de la CR Bretagne, sur le non paiement des primes PAC, pour cause de "contrôle", la Coordination Rurale a contacté l'AUP (Agence Unique de Paiement) qui l’a informé que le retard était dû à la mise en place d'un nouveau système informatique « Les dossiers étant désormais saisit par les DDA et non plus par l’AUP ».

 

 

 

Ainsi, l'AUP a procédé à des contrôles internes sur les DDAF et certains d'entre eux ont révélés des incohérences "informatiques" bloquant le paiement de dossiers.

 

 

 

Face à l'impossibilité d'effectuer tous les contrôles afférents en temps utiles, ils ont finalement décidé que ces dossiers "en attente" seraient payés le 18 décembre prochain et qu'un contrôle a posteriori serait réalisé sur les DDAF concernées.

 

 

 

La Coordination Rurale de Bretagne conseille à tous les agriculteurs concernés par ces retards de paiement et particulièrement ceux qui n'ont pu, de ce fait, honorer des échéances (MSA, banque...), de se rapprocher de leur DDAF en leur indiquant que contact pris avec l'AUP, ils avaient appris que leurs primes leurs seraient versées le 18 décembre mais qu'ils souhaitaient que la DDAF leur fasse un courrier indiquant que par suite d'un contrôle administratif interne, étranger à la situation propre de l'agriculteur en question, les primes PAC ne pourront être versées qu'avec retard, le 18 décembre prochain. Il convient que ce courrier précise que cela n'est en aucun cas imputable à l'agriculteur.

 

En cas de pénalité, la CR Bretagne recommande aux agriculteurs de transmettre ce courrier justificatif auprès des organismes leur infligeant des pénalités.

 

 

05/07/2007

Réflexions et propositions sur les bassins versants

La Coordination Rurale d’Ille et Vilaine vous transmet ses réflexions et propositions pour les bassins versants :

 

 

Des mesures immédiates :

 

 

1)      Des mesures agronomiques, selon le bon sens PAYSAN

 

 

A) Dates d’épandage : celles-ci doivent être de la responsabilité des agriculteurs, selon une logique agronomique (la pluviométrie, la portance des sols…) et non selon des dates qui parfois obligent les agriculteurs à épandre dans des conditions défavorables à l’environnement.

 

 

B) La possibilité d’épandre les fumiers avant la mise en place de cultures céréalières, car l’azote organique se libère plus lentement, et ceci éviterait les pertes par volatilisation.

 

 

C) La CR35, demande la possibilité d’épandage de matières organiques à petites doses avant la mise en place des légumineuses, pour favoriser leur mise en place.

 

 

D) La possibilité de laisser les résidus de cannes de maïs grain  sans travail du sol  afin de laisser une protection par mulch, favorisant ainsi la lutte contre l’érosion des sols et l’augmentation de l’humus stable.

 

 

 

2) Le refus catégorique d’épandage des boues urbaines, et autres déchets sur les terres agricoles, tant que le problème de contentieux bassins versants n’est pas réglé : On ne peut à la fois être pollueur au niveau agricole, et dépollueur lorsqu’il s’agit des déchets de la collectivité.

 

 

 

 

 

3) Aller au bilan réel  et non vers un bilan « politiquement »correct : le CORPEN, qui ne reflète pas la réalité du terrain.

 

 

4) La demande d’une étude concrète afin d’obtenir des chiffres actualisés de production d’azote par exploitation. (selon les mesures de rejet par animal), et la révision des cantons en ZES tenant compte de la baisse vertigineuse des effectifs volailles, porcins, et bovins.

 

 

5) La même règle doit s’appliquer à tous selon les lois républicaines d’égalité de droit et  de devoir (collectivités, golfs…).

 

 

 

14/05/2007

Conseil d'Administration CR35

FONCTION NOM / PRENOM PROFESSION ADRESSE COMPLETE
Président BARATTE Eugène Agriculteur Mon Mur 35 440 Guipel
1er vice président BINOIS Louis Agriculteur La bienvenuais

35 500 Balaze

2ème vice président JOUBERT Yves Agriculteur Beaumont 35270 Combourg
Secrétaire général GEORGES Yves Agriculteur Monceau 35 410 Nouvoitou
Trésorier ELLUARD Arnaud Agriculteur Le rocher hervé 35270 Combourg
Membre DAUFIN Pierre Agriculteur Le Ht Lizion 35270 Combourg
Membre BLOT Gérard Agriculteur L’angelien 35500 Balaze
Membre LEJOP Philippe Agriculteur Bréhil 35470 Pléchatel
Membre RENARD Joseph Agriculteur 16 r forts marins 35111 La fresnais
Membre FLEURY Michel Agriculteur La pénais 35390 St Anne sur Vilaine
Membre BIARD Marcel Agriculteur Monhabeul 35133 St Germain en Cogles.
Membre COUETIL Jean François Agriculteur Polder André 35610 Roz sur Coesnon
Membre THOMINOT Michel Agriculteur La Rochelle 35440 Guipel

18/01/2007

Thème 3 : Comment concilier agriculture et société ?



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13/01/2007

Question spéciale élection

 

  • En quelques mots, pourquoi voter CR ?
Les réponses aux 19 questions qui précèdent montrent à l’évidence que seule la CR se préoccupe vraiment et seulement de ce qui est bon pour les agriculteurs. Un agriculteur qui veut être sûr d’être bien défendu et qui désire que la politique agricole change vraiment ne peut donc que voter pour la CR. C’est pourquoi nous avons intitulé notre prochain congrès : « 2007 : une occasion historique pour changer la politique agricole. »

 

12/01/2007

Politique agricole et OMC

 

  • N’est-il pas trop tard pour sauver les agriculteurs ?

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. On peut certes déplorer le temps perdu et les énormes erreurs d’analyse qui ont été commises et qui ont entraîné la dérive de la PAC. Mais notre rôle essentiel demeure et c’est un problème d’orientation politique à prendre. Si les idées de la CR ont le succès qu’elles méritent lors des prochaines élections, la France, dont toute la représentation politique va être renouvelée avant 6 mois, devra en tenir compte et les faire valoir à Bruxelles. Il est d’autant plus urgent d’agir que le mouvement continu de disparition des agriculteurs n’est pas fini.

11/01/2007

Thème 2. Faut-il continuer à aider l'agriculture et comment ?



Thème 2. Faut-il continuer à aider l'agriculture et comment ?



Politique agricole et OMC

 

  • La CR est-elle pour quelques grandes exploitations ou beaucoup de petites fermes ?

     

 

Il y a de la place pour tous dans le paysage agricole français, à partir du moment où chacun peut vivre dignement de son travail grâce à des prix rémunérateurs. Comme tout secteur économique dans le cadre d’une économie de marché, il est inévitable que l’agriculture génère des entreprises de tailles et de rentabilité variables. Vouloir prétendre uniformiser ou limiter la taille des exploitations relève de l’idéologie. Par contre, la CR considère que la chute de revenu à l’hectare, qui est la conséquence de la désastreuse cogestion menée par la FNSEA / JA depuis plus de 20 ans, est un puissant et irrésistible facteur d’agrandissement des exploitations. C’est pourquoi elle lutte pour l’augmentation du revenu à l’hectare.

 

 

10/01/2007

Politique agricole et OMC

 

  • Quelles sont les propositions de la CR pour les retraités ?

     

 

La CR est pour une retraite minimum égale pour tous assurant la possibilité de vivre décemment, complétée pour ceux qui le souhaitent, par la constitution personnelle de retraite complémentaire. Malgré des mesures récentes, les retraites agricoles accusent encore un considérable retard par rapport aux retraites du régime général. Ceci n’est pas conforme aux objectifs du traité de Rome. Le problème vient notamment du considérable déséquilibre entre les actifs et inactifs. C’est pourquoi la CR demande la mise en œuvre de la TVA sociale (voir point précédent.)

09/01/2007

Politique agricole et OMC

 

  • Quelle est la position de la CR sur le financement de la protection sociale ?

     

 

La CR demande depuis 10 ans la mise en place d’une TVA sociale pour financer la protection sociale (remplacement des cotisations sociales sur le travail par une taxe sur la consommation). Cette mesure permettrait d’alléger les charges d’exploitation des agriculteurs et améliorerait la compétitivité de l’agriculture française, particulièrement pour les productions fortement employeuses de main d’œuvre. Il est nécessaire de modifier le mode de financement des prestations, sans remettre en cause les principes de solidarité.

08/01/2007

Politique agricole et OMC

 

  • Que signifie l’exception agriculturelle que défend la CR depuis 1992 ?

Le concept d’ « exception agriculturelle », fait écho à celui d’ « exception culturelle » qui a été mis en œuvre dans les années 80. Il s’agit de reconnaître que l’agriculture, à l’instar de la culture, n’est pas une activité qui produit des marchandises dont il suffirait de libéraliser le commerce au sein de l’OMC. Il y a un très grand nombre de raisons (vitales car liées à la sécurité alimentaire quantitative ou qualitative, économiques et sociales …) pour sortir l’agriculture du champ de compétence de l’OMC. C’est pourquoi la CR milite activement pour que l’agriculture soit plutôt confiée à la FAO (organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture).

07/01/2007

Agriculture et environnement

 

 

  • Quelle est la position de la CR sur l’agriculture raisonnée ?

L’agriculture raisonnée est une double escroquerie : d’image d’abord et envers les consommateurs (faux bio) ensuite. La CR prône une agriculture raisonnable plutôt que raisonnée : les agriculteurs sont des hommes responsables, ils n’ont pas besoin d’être « certifiés » ou « qualifiés », premier pas vers l’intégration, pour respecter l’environnement et ce sont eux qui sont les plus à même de prendre les bonnes décisions pour leur ferme.

06/01/2007

Politique agricole et OMC

 

 

  • Que faudrait-il faire pour réformer la PAC ?

     

 

La dérive de la PAC depuis 1992 est en partie la conséquence de mauvaises analyses sur la soi-disant s urproduction européenne, alors que l’Union européenne ne dispose pas de la surface agricole utile suffisante pour produire toutes les protéines dont elle a besoin, notamment pour nourrir son cheptel. La réforme de la PAC implique donc de rééquilibrer les productions (produire moins de céréales et plus de protéines), de faire fonctionner de manière efficace les organisations communes de production et de marchés, de mettre en œuvre la préférence communautaire et d’obtenir l’exception agriculturelle au plan international. L’objectif est de retrouver des prix rémunérateurs et de sortir de la désastreuse logique d’assistance des agriculteurs (aides découplées).

 

 

05/01/2007

Polituque agricole et OMC

 

  • La CR est-elle contre la PAC (Politique Agricole Commune) ?

     

 

Absolument pas, bien au contraire. La CR a toujours inscrit sa réflexion au niveau européen. Le problème ne vient pas de la PAC, mais de la réforme révolutionnaire de la PAC en 92. L’Union européenne a des atouts considérables à faire valoir en matière agricole : c’est le premier marché de consommateurs solvables au monde, elle dispose d’une extraordinaire diversité de terres et de climats, qui lui permettent de produire une bonne partie des productions dont elle a besoin. De plus, contrairement à l’Amérique latine il lui est encore possible de se faire valoir comme une zone du monde majoritairement indemne d’OGM. Avec de tels atouts, on voit bien que l’UE a tout à gagner d’une bonne PAC qui ne se contente pas de s’adapter à l’OMC.

04/01/2007

Agriculture et environnement

 

  • Que dit la CR sur le droit de propriété et le contrôle des structures (SAFER-CDOA) ?

La CR est le seul syndicat agricole à défendre le droit de propriété sans ambiguïté. Elle est opposée à la politique des structures, aux CDOA et aux autorisations d’exploiter. Elle demande une limitation du champ d’intervention des SAFER aux actions d’intérêt public, comme les infrastructures routières ou ferroviaires. Elle a combattu l’institution du fonds agricole par la dernière loi d’orientation agricole.

Thème 1 : Que faire pour favoriser l'installation des jeunes ?



03/01/2007

Agriculture et environnement

 

 

  • Quelle est la position de la CR sur les nitrates ?
La CR se bat pour la révision de la norme nitrates, car celle-ci a été établie de manière empirique dans les années 50. Alors que la directive nitrates a des conséquences très lourdes sur les dépenses d’investissement des agriculteurs et des collectivités, elle n’est pas appliquée en totalité : la révision de la norme « en fonction de l’état de la science » et la constitution d’un comité scientifique n’ont jamais été suivies d’effet. Parallèlement, la CR combat en faveur de la réhabilitation des nitrates, accusés à tort d’être toxiques (ils sont contenus en quantités importantes dans certains légumes dont on recommande la consommation).

 

02/01/2007

Agriculture et environnement

 

 

  • Quelle est la position de la CR sur les produits phytosanitaires ?
Les produits phytosani taires ne sont pas fabriqués par les agriculteurs mais par les industries chimiques, qui ont demandé et obtenu une homologation des pouvoirs publics. De plus, leur coût est tel que l’agriculteur n’a aucun intérêt à augmenter ses charges en « forçant » sur les dosages. Il faut donc rappeler le rôle et les responsabilités de chacun et cesser de traiter les agriculteurs de « pollueurs ». Ceux-ci ne font qu’utiliser à bon escient les produits autorisés pour faire leur métier de producteurs dans un contexte économique très difficile.

 

01/01/2007

Agriculture et environnement

 

  • Quelle est position de la CR sur les biocarburants ?
Les biocarburants industriels ne pourront jamais assurer la sécurité énergétique de l’Europe qui ne dispose déjà pas des terres suffisantes pour son autonomie alimentaire (importations massives de tourteaux et d’huile). Par ailleurs, les filières diester et éthanol ne peuvent garantir un prix rémunérateur des grains aux agriculteurs, sans une importante défiscalisation, vouée à se réduire. La CR est convaincue que seules les filières courtes peuvent être rémunératrices pour les agriculteurs. C’est pourquoi elle milite pour la libre commercialisation des huiles végétales pures comme carburant agricole et des grains et tourteaux à usage alimentaire ou combustible. Pour la CR, l’enjeu majeur à venir est de continuer à nourrir les populations une fois le pétrole devenu rare. C’est donc à la recherche de l’autonomie énergétique de l’agriculture qu’il est urgent de travailler.

 

31/12/2006

Agriculture et environnement

 

  • Quelle est la position de la CR sur les OGM ?

     

 

Il est inutile de braquer les consommateurs contre nous avec les OGM. Ils sont un réel danger pour les producteurs dans la mesure où c’est leur propre responsabilité qui serait engagée en cas de sinistre en tout genre. D’ailleurs aucune compagnie d’assurance au monde n’accepte de couvrir ces risques. Il faut comprendre que la culture de maïs OGM ouvrirait la voie à une généralisation des OGM sur toutes les espèces végétales à l’horizon d’une quinzaine d’années. Que deviendraient alors nos semences fermières ? Personne n’est capable d’imaginer les risques éventuels de tels cocktails sur l’environnement et la santé… Une seule certitude : celle de l’irréversibilité des contaminations biologiques. Dans l’immédiat protégeons-nous des importations de maïs américain comme nous l’avons fait vis-à-vis de la viande hormonée. Jouons la différence, nous avons tout à y gagner en n’oubliant pas de continuer à utiliser notre savoir-faire en matière de sélection et d’hybridation !

30/12/2006

La création de la CR

 

 

  • Un syndicat de plus, n’est-ce pas un facteur de division alors qu’il faudrait que les agriculteurs combattent tous ensemble ?

Dans le domaine agricole comme ailleurs, le pluralisme syndical, qui est un des acquis de la démocratie, n’empêche pas les combats communs. Le pluralisme syndical est préférable à la dérive de la cogestion menée par un syndicat unique qui prétend à tort parler au nom de tous les agriculteurs.

29/12/2006

La création de la CR

 

 

  • Pourquoi avoir créé un syndicat supplémentaire ?

En 1992 la CR n’était pas un syndicat mais une coordination, comme son nom l’indique. Avec pour mot d’ordre «Tous unis», elle voulait fédérer tout le monde rural contre la PAC 92. Elle ne s’est transformée en syndicat que 2 ans plus tard, car elle ne pouvait pas abandonner les agriculteurs qui lui avaient fait confiance et qui se sentaient trahis par les syndicats existants.

28/12/2006

La création de la CR

 

 

  • De quel bord politique est la CR ?
La CR est un syndicat totalement apolitique. Elle a toujours donné les preuves de son indépendance politique : jamais de consigne de vote en faveur d’un parti, liberté totale de ton et de comportement, quel que soit le pouvoir en place. Pour la décrédibiliser ou la diaboliser, on a tenté de lui coller une étiquette « extrême droite ». Pourtant, curieusement, c’est dans les régions Alsace et PACA qu’elle est le moins implantée, au contraire de la FNSEA. La CR joue activement son rôle de syndicat représentatif e